
La vie est un vaste océan
Moi et toi, on est passagers dans le navire du temps
Arrêtez-vous le temps d'un battement de cœur sur mon îlot
Et que votre escale soit agréable
L’autre jour, j’avais accompagné un ami, qui voulait se faire couper les cheveux, dans un salon de coiffure. Et pendant que le coiffeur installait mon ami sur le fauteuil, j’ai pris une place derrière sur une chaise et j’ai commencé à feuilleter quelques vieux magazines, et de temps à autre je jetais des petits coups d’œil sur ce que faisait le coiffeur.
Le coiffeur prit un drap bleu qu’il secoua bien
avant de le passer autour du cou de mon ami, puis il noua une petite cordelette. Le drap couvrait à peu près tout son corps de façon à protéger ses vêtements des cheveux
tombants
Après que le coiffeur s’est renseigné sur la coupe que souhaitait faire mon ami, il prit sa tondeuse, brancha le câble, et régla les lames de sa machine jusqu’à ce que son bruit devienne moins assourdissant. Il se présenta alors derrière le siège et dit : «penche bien la tête en avant ». Le coiffeur posa sa tondeuse sur la nuque du client et commença son travail en remontant vers le haut du crâne.
Fasciné par son agilité à manier et à manipuler l’engin, je mis de coté les magazines pour mieux observer et admirer le travail. La main gauche du coiffeur dirigeait l’inclinaison de la tête du client, la penchant un peu a gauche, un peu a droite et un peu vers le bas, alors que la droite manipulait avec une étonnante rapidité la tondeuse. Les mèches de cheveux coupées pleuvaient sur les joues de mon copain pour atterrir sur le drap ou par terre, et je le voyais de temps à autre sortir sa main par-dessus le drap pour enlever quelques bouts de cheveux qui gênaient ses yeux ou chatouillaient son nez.
Le bruit cessa soudainement, le coiffeur retira le peigne de la tondeuse et le remplaça par un autre plus grand qu’il sortit d’une petite boite, et recommença les mêmes gestes. Un fois cette étape terminée, le coiffeur donna un bon coup de balayette sur la nuque et derrière les oreilles du client, puis prit les ciseaux et un peigne noir et long, il coiffait et rassemblait les cheveux par le peigne, les prenaient entre les deux doigts, puis les coupaient à coup de ciseaux. Il répéta ce mouvement durant quelques minutes avec une précision surprenante et une agilité qui rendait le spectacle intéressant.
Par après il étala de la mousse à raser derrière les oreilles, le bas de la nuque et autour des favorites du client, prit un grand rasoir, et s’appliqua ensuite à faire disparaître les zones noirâtres et mal rasées, puis il affina les favorites.
Ce travail terminé, le coiffeur donna un dernier coup de balayette et demanda à mon ami : «C’est bon comme ça ? ». Ce dernier se regarda quelques secondes dans le miroir et puis jeta un coup d’œil à travers la glace à ma direction comme pour me demander mon avis, je lui fit un signe de la main en guise d’approbation et il répondit alors : « oui c’est parfait ».
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