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Dans son ouvrage « le prophète », Gibran traite plusieurs grands thèmes par le biais de questions/réponses entre le personnage d’ «Al –Mustafa » et les habitants de la ville d’Orphalèse. Et parmi les plus importants thèmes, figure celui de la mort qu’on retrouve surtout au début et à la fin de son texte.

 

         Le texte débute par l’évocation du départ d’Al-Mustafa, des adieux et un voyage vers son île natale, ce voyage peut être interprété comme un voyage à l’au-delà,  à «  ses plus hauts désirs », c'est-à-dire la mort. Al-Mustafa semble conscient de ce départ d’autant plus qu’ « il est prophète de Dieu» et que les prophètes sentent souvent le moment de leur mort. Mais avant qu’il entreprenne son voyage, les habitants d’Orphalèse lui demandent de partager avec eux sa vérité ; son savoir et sa sagesse ; qu’ils transmettront à leur tour à leurs enfants, et ceux-ci feront de même avec les leurs et ainsi de suite, de tel sorte que cette vérité ne périra jamais, et c’est alors que commence le discours d’Al-Mustafa, guidé par les sujets proposés par les habitants d’Orphalèse sur plusieurs grands thèmes. Ce discours se présente comme une sorte de testament dans lequel le prophète livre ses conseils, souhaits et désirs avant de débarquer dans son navire pour le voyage.

          D’un autre coté, et suivant l’une des techniques utilisée dans ce texte pour le traitement des thèmes évoqués,  Gibran, en répondant à une interrogation sur la mort, l’associé à son antonyme la vie en déclarant que la mort ne sera découverte qu’au cœur de la vie, et qu’il faut ouvrir son cœur au corps de la vie afin de voir l’esprit de la mort, il considère la vie et la mort comme une seule entité.

           Gibran nous incite à utiliser les rêves où est caché le portail de l’éternité, il ajoute qu’il ne faut pas avoir peur de la mort, puisqu’elle délivre et libère de toute contrainte, et puisqu’à partir du moment où vous êtes mort, que commence une vie plus légère et plus efficace pour vous, cette idée est renforcée par des comparaisons, et, à titre d’exemple, Gibran dit que « ce n’est que lorsque vous boirez à la rivière du silence (mort) que vous pourrez chanter (vivre) ».

          

            Le discours d’Al-Mustafa ressemble à celui du prophète Mahomet (paix et bénédiction d’Allah soit sur lui), lors de son discours d’adieu où il avait donné ses dernières recommandations avant son décès.  


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